(Société Civile Médias) – Au CETEF Togo 2000, où se tient la deuxième édition du Ayimolou Festival depuis le 3 avril 2026 à l’initiative de l’association NADDAF (Nouvelles Alternatives pour le Développement Durable en Afrique), certains stands racontent bien plus qu’une simple histoire de gastronomie. C’est le cas de « Madame, Monsieur », une enseigne chargée d’émotion, aujourd’hui portée par Junior, héritier d’un savoir-faire familial.
Derrière ce nom atypique se cache une histoire profondément humaine. « Madame, Monsieur, c’est le surnom que les clients donnaient à mes parents, parce qu’ils vendaient ensemble l’Ayimolou », confie-t-il avec un brin de nostalgie. Aujourd’hui moins présent, son père lui a progressivement transmis le flambeau, et Junior s’emploie désormais à faire vivre cette activité qui a bercé son enfance.
Reprendre une telle responsabilité n’a pas été un choix anodin. Mais pour lui, continuer cette aventure est avant tout une manière d’honorer la mémoire de ses parents, tout en s’inscrivant dans une dynamique d’évolution. Aujourd’hui, il ne se contente pas de reproduire, il apporte également sa touche, notamment en misant sur la qualité des ingrédients.
Sur son stand, l’Ayimolou est préparé avec du riz biologique, un choix assumé qui traduit une volonté de proposer une alimentation plus saine. « Nous voulons offrir quelque chose de bon, mais aussi de qualité », explique-t-il, convaincu que les consommateurs sont de plus en plus sensibles à ce type d’approche.
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Sa participation à cette deuxième édition du Ayimolou Festival s’inscrit dans cette logique. Pour Junior, cet événement représente bien plus qu’un simple cadre de vente.
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« C’est une opportunité pour moi », affirme-t-il, saluant au passage l’initiative des organisateurs. Entre l’affluence, l’ambiance et la diversité des stands, le festival lui offre une visibilité précieuse et un contact direct avec une clientèle variée.
Au-delà de l’aspect commercial, cette plateforme lui permet également de se positionner dans un secteur en pleine structuration, où les acteurs cherchent à se professionnaliser et à valoriser davantage leur savoir-faire.
Junior ne cache pas ses attentes : vendre, certes, mais aussi faire connaître davantage “Madame, Monsieur” et attirer de nouveaux clients.
« J’invite tout le monde à venir découvrir notre stand et goûter notre Ayimolou », lance-t-il avec enthousiasme.
Pour lui, le Ayimolou Festival pourrait bien marquer un tournant. En mettant en lumière des initiatives comme la sienne, l’événement offre aux entrepreneurs du secteur une réelle opportunité de croissance. Et pour Junior, c’est une étape de plus dans la construction d’un avenir où tradition familiale et ambition personnelle avancent désormais main dans la main.
