(Société Civile Médias) – Au Togo, le mouvement Citoyens Unis pour l’Intégration (CUI) exprime ses profondes inquiétudes face à la détérioration alarmante du climat social et politique, et appelle à la sauvegarde du lien social, aujourd’hui mis à rude épreuve.
Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 9 juillet, le mouvement a exprimé son inquiétude face aux affrontements survenus à Lomé les 6, 26, 27 et 28 juin 2025, qui ont opposé les forces de l’ordre, des individus armés et des civils dans plusieurs quartiers de la capitale.
Selon le Dr Ekue Folly Gada (photo), président du CUI, « ces manifestations violentes, qui n’ont pas été initiées par les partis politiques d’opposition traditionnels mais plutôt par des organisations informelles et des web-activistes issus de la diaspora togolaise, ont entraîné des pertes humaines, de nombreux blessés, ainsi que des actes de vandalisme ciblant des biens publics. Elles ont contribué à un net accroissement des tensions sociopolitiques et à une montée préoccupante du risque sécuritaire. »
D’après plusieurs sources issues de la société civile, les affrontements auraient causé au moins sept décès, dont ceux de deux ressortissants béninois retrouvés noyés dans des circonstances encore non élucidées.
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Face à cette situation qu’elle qualifie de « dégradation profonde de l’ordre social », le mouvement CUI se dit vivement préoccupé par l’évolution des événements. Il dénonce notamment la banalisation croissante de la violence, largement relayée sur les réseaux sociaux, désormais perçus comme des vecteurs d’exacerbation des tensions dans un contexte national déjà extrêmement fragile.
Se référant à ses principes fondateurs, notamment la non-violence, la justice sociale, l’équilibre et l’unité nationale, les CUI en appelle à l’apaisement, à la retenue, et exhorte les citoyens à n’exercer leur droit de manifester que dans un cadre véritablement pacifique, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur au Togo.
Par ailleurs, le mouvement attire l’attention sur la vulnérabilité sécuritaire croissante de la sous-région ouest-africaine, ainsi que sur les tensions diplomatiques persistantes entre le Togo et certains de ses partenaires traditionnels. Dans ce contexte, le CUI désapprouve fermement toute manifestation de violence publique, quelle qu’en soit l’origine, et encourage les autorités nationales à faire preuve d’une écoute élargie envers les différentes composantes du peuple togolais. Il les invite également à œuvrer de manière concrète en faveur de la fin des arrestations arbitraires, de la réduction du coût de la vie, ainsi que de la lutte contre les multiples injustices qui pèsent sur les citoyens dans leur quotidien.


