(Société Civile Médias) – Le processus est désormais enclenché : la ville de Cotonou accueillera le Forum Social Mondial (FSM) du 04 au 08 août 2026. Ce lundi 28 juillet 2025, la capitale économique du Bénin a réuni les membres du Conseil international du FSM, des représentants des mouvements sociaux africains et internationaux, des jeunes, des femmes, des communautés rurales, ainsi que des membres de la diaspora, pour entamer une nouvelle phase préparatoire.
La cérémonie d’ouverture, marquée par une participation diversifiée et engagée, a jeté les bases d’un processus collectif, inclusif et résolument porteur de transformation. L’objectif affiché de cette rencontre est sans ambiguïté : renforcer la dynamique collective du FSM afin que l’édition de Cotonou reflète fidèlement les luttes, les alternatives et les visions portées par les mouvements sociaux du continent africain et du monde entier.

Les travaux se sont articulés autour de cinq axes prioritaires : la consolidation des thématiques du forum, le renforcement des dispositifs de facilitation à tous les niveaux, l’élaboration d’une stratégie de communication inclusive, la mise à jour de la feuille de route 2025–2026, et le lancement officiel de la mobilisation à travers une conférence de presse.
Dans un discours empreint de conviction, Massa Koné, porte-parole de la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau – Afrique de l’Ouest, a donné le ton :
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« Cotonou ne doit pas être un simple point sur la carte du FSM. Elle doit incarner un tournant majeur dans l’histoire des luttes sociales et des résistances populaires. »
Appelant à une mobilisation large et coordonnée, il a poursuivi :
« Le FSM 2026 est l’affaire de toutes et de tous : peuples autochtones, paysans, jeunes, femmes, syndicats, intellectuels, membres de la diaspora… Nous avons une opportunité historique de faire entendre les voix de l’Afrique au sein du concert des alternatives mondiales. Que nul ne reste en marge. »
Le Chef Hardi G, Président du Conseil des Chefs coutumiers et traditionnels de l’Afrique de l’Ouest, est intervenu à distance pour souligner la portée symbolique et spirituelle de la tenue du FSM en terre africaine. Il a dénoncé les ravages d’une mondialisation incontrôlée sur la biodiversité culturelle et alimentaire du continent, et a appelé à une action urgente face à l’injustice climatique, évoquant notamment les inondations meurtrières qui ont frappé l’Afrique, y compris des zones aussi improbables que le désert malien.

À l’issue de cette cérémonie, les travaux se poursuivent durant plusieurs jours sous forme d’ateliers thématiques, de sessions techniques et de réflexions stratégiques autour de la mobilisation des communautés locales et internationales. Cotonou s’impose ainsi comme le point de convergence des luttes sociales en vue d’une édition du FSM fidèle à l’esprit d’émancipation et de justice sociale.


