(Société Civile Médias) – À l’issue de la deuxième édition des Journées Scientifiques Internationales du Coaching (JSIC 2025) tenues à Lomé du 3 au 5 décembre, les acteurs africains du coaching ont posé un jalon historique pour la profession sur le continent. Face à la prolifération d’acteurs non formés, à l’amateurisme et à l’absence de cadres réglementaires, chercheurs, praticiens, formateurs et décideurs ont adopté la Déclaration de Lomé 2025, un texte qui affirme l’ancrage du coaching africain dans la science, l’éthique et la régulation professionnelle.
Cette déclaration trace la voie d’un coaching légitime, rigoureux et scientifiquement fondé, en établissant des standards communs, en consolidant l’autorité du CACMES (Conseil Africain du Coaching, du Mentorat et de la Supervision) et en appelant à la reconnaissance juridique et à l’intégration du coaching certifié dans les stratégies de développement national et continental. Avec ce document, le continent affirme que l’ère de l’amateurisme est révolue et que le coaching africain entre dans une nouvelle ère d’excellence, de souveraineté et de professionnalisme.
Ci-dessous, l’intégralité de la Déclaration de Lomé.

DÉCLARATION DE LOMÉ 2025
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Sur l’Autorité, la Science et la Régulation du Coaching en Afrique
Nous, participants, chercheurs, universitaires, praticiens, formateurs, régulateurs, décideurs et représentants des pays africains, réunis à Lomé, au Togo, du 3 au 5 décembre 2025, à l’occasion des Journées Scientifiques Internationales du Coaching (JSIC 2025), sur le thème : « Le Coaching à l’épreuve de la science : enjeux, défis et perspectives » ;
- Considérant l’état de crise et de confusion alarmant qui menace la légitimité du coaching sur le continent, marqué par l’autoproclamation, l’amateurisme, et l’absence criante d’instruments juridiques de cadrage ;
- Reconnaissant la contribution stratégique du coaching, fondé sur la science, comme un levier fondamental pour l’émancipation économique, la sécurisation de l’insertion professionnelle et la réduction de la pauvreté en Afrique ;
DÉCLARONS SOLENNELLEMENT :
I. L’ANCRAGE DANS LA SCIENCE ET L’IMPACT
1. Nous affirmons que le coaching professionnel, pour être légitime et efficace, doit impérativement s’ancrer dans les disciplines scientifiques probantes (Neurosciences, Psychologie Positive, Sciences de l’Éducation, etc.). Les JSIC 2025 ont établi la nécessité d’une production de connaissances endogènes et la validation empirique de l’efficacité de nos méthodologies.
2. Nous nous engageons à promouvoir la culture de la recherche et de l’innovation africaine, en collaboration avec nos institutions universitaires (UL et UK), afin de forger des modèles de coaching adaptés aux réalités culturelles et aux défis sociétaux du continent, visant des solutions concrètes aux problèmes existentiels des Africains.



II. LA RÉGULATION PAR L’AUTORITÉ DU CACMES
3. Nous saluons la consolidation du rôle du CACMES (Conseil Africain de Certification et de la Métarégulation des Coachs, Mentors et Superviseurs) comme l’autorité fédérale et régulatrice du coaching en Afrique.
4. Nous reconnaissons le Référentiel panafricain de compétences du Coaching comme une norme de référence pour la formation, l’évaluation et l’exercice du métier sur le continent.
o Dans un esprit d’ouverture et de complémentarité avec les référentiels internationaux reconnus (tels que ceux de l’ICF, de l’EMCC et d’autres organisations professionnelles mondiales), nous affirmons que ce Référentiel panafricain contribue, aux côtés des normes existantes, à l’élévation continue de la qualité, de l’éthique et de la professionnalisation du coaching en Afrique.
o Nous encourageons une harmonisation progressive et la reconnaissance mutuelle des différents référentiels, afin de préserver la mobilité internationale des coachs africains, la compétitivité des établissements de formation et la crédibilité du coaching africain au niveau mondial.
5. Nous nous engageons à appliquer la Charte de Régulation, le Code de Déontologie et la Charte d’Éthique ainsi établis, tout en soutenant activement la lutte contre l’usurpation de titre et la non-conformité éthique.
6. Nous faisons le Plaidoyer Solennel auprès des autorités nationales et continentales pour la reconnaissance juridique du coaching et la création d’un Ordre professionnel des Coachs Certifiés d’Afrique, garantissant la protection du public et l’élévation du standard professionnel.
III. L’ENGAGEMENT CONTINENTAL ET LA COLLABORATION
7. Nous nous engageons à concrétiser la synergie panafricaine initiée, en œuvrant à la mise en place d’un cadre de collaboration efficient et transparent entre les acteurs du coaching à travers les pays.
8. Nous appelons tous les acteurs politiques, économiques et sociaux à reconnaître la nouvelle donne professionnelle issue de ces Journées, et à soutenir l’intégration du coaching certifié et réglementé dans les stratégies nationales et continentales de développement.
Par la présente Déclaration de Lomé 2025, nous affirmons que l’ère de l’amateurisme est révolue. Le Coaching Africain entre aujourd’hui dans l’ère de la Science, de l’Autorité et de la Souveraineté professionnelle, en dialogue avec le monde.
Fait à Lomé, le 5 décembre 2025, et symboliquement signé par l’ensemble des parties prenantes


