Paix et Sécurité : A Bolgatanga (Ghana), Confort KABISSA-LAMBONI appelle à passer des discours aux actions concrètes

Komi TOMEGAH
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(Société Civile Médias) – Coordinatrice Réseau des Femmes et Développement (REFED), une des organisations de la société civile engagée contre l’extrémisme violent dans la région des Savanes au Togo, et cheffe de la délégation togolaise au 7ᵉ Dialogue des acteurs étatiques et non étatiques sur la paix et la sécurité dans le nord du Ghana, Confort KABISSA-LAMBONI a, à l’ouverture des travaux, recentré les échanges sur la nécessité de passer des recommandations aux actions concrètes. Elle a souligné que cette rencontre doit permettre d’évaluer les résultats des précédents dialogues, d’analyser la mise en œuvre des recommandations et de définir des actions efficaces pour la suite.

Dans son intervention, Mme KABISSA-LAMBONI, également sénatrice du Togo, a insisté sur le rôle clé des organisations de la société civile, appelées à agir davantage sur le terrain. Face à l’insécurité et à l’extrémisme violent qui affectent les activités économiques et sociales, elle a plaidé pour des réponses concrètes en faveur des communautés.

Saluant la diversité des participants (autorités, forces de défense et de sécurité, leaders religieux, jeunes, femmes et acteurs communautaires), la Coordinatrice du REFED, une des organisations de la société civile engagée contre l’extrémisme violent dans la région des Savanes au Togo, a estimé que ce cadre constitue une opportunité réelle de construire des solutions durables, à condition de sortir de la logique des dialogues répétitifs.

« Bien souvent, lors des réunions, on parle beaucoup alors qu’il reste du travail à faire », a-t-elle souligné.

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Confort KABISSA-LAMBONI a par ailleurs abordé la dimension régionale. Elle a insisté sur la nécessité d’une solidarité entre pays voisins confrontés aux mêmes menaces. Évoquant les frontières poreuses et les réalités partagées, notamment avec le Burkina Faso, elle a appelé à une mobilisation collective.

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« Lorsqu’un pays est touché, les autres ne peuvent rester en marge », a-t-elle rappelé avant de saluer les efforts conjoints des États, notamment ceux du Togo et du Burkina Faso, engagés dans la lutte contre l’extrémisme violent.

Dans cette dynamique, la sénatrice a mis en lumière et salué les initiatives déployées au Togo, en particulier dans la région des Savanes, avec des dispositifs comme l’opération Kondjouaré, le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent (CIPLEV) ou encore la coordination nationale d’assistances aux réfugiés (CNAR) et le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes (PURS) au Togo, qui travaillent en collaboration avec la société civile pour faire face à cette menace. Autant d’actions qui, selon elle, illustrent la volonté des États de répondre concrètement à la crise sécuritaire.

Enfin, la cheffe de délégation togolaise a exprimé sa gratitude aux autorités ghanéennes pour l’accueil et les mesures sécuritaires mises en place, ainsi qu’aux partenaires financiers et organisateurs du dialogue. Elle a insisté sur l’importance des ressources pour accompagner les actions sur le terrain, tout en appelant à des engagements concrets pour des résultats durables.

A noter que la rencontre est organisée par la Fondation STAR-Ghana, en partenariat avec la Fondation pour la sécurité et le développement en Afrique (FOSDA) et le Centre ouest-africain de lutte contre l’extrémisme (WACCE). Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement des systèmes de résilience face à l’extrémisme » (SURE). L’initiative vise à bâtir des systèmes plus résilients face aux risques d’extrémisme violent qui pèsent sur les communautés frontalières.