(Société Civile Médias) – Un peu plus d’un an après leur nomination, les membres de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes au Togo ont été officiellement installés ce mardi 14 février 2023. Composée de 13 membres dont des acteurs étatiques et de la société civile entre autres, cette commission se veut une structure nationale de coordination des actions de lutte contre la traite des personnes.
Selon son président, Kandalé Kondoh, également Directeur général de la protection de l’enfance, la structure entend répondre efficacement aux préoccupations régulièrement exprimées aussi bien par les institutions internationales que celles régionales et africaines en matière de lutte contre la traite des personnes.

« Notre bureau a été installé pour trois ans. Et notre mission commence dès maintenant. Avec tous les instruments qu’on a reçus, le bureau va élaborer son plan d’action et commencer immédiatement son travail pour contribuer à réduire le phénomène dans notre pays », a fait savoir M. Kondoh.
Présidant la cérémonie en compagnie de ses collègues Christian Trimua des Droits de l’Homme et Adjovi Lolonyo Apedo-Anakoma de l’Action sociale, le ministre en charge de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi, n’a pas manqué de souligner les conséquences néfastes de la traite des personnes. A en croire M. Boukpessi, chaque année, environ deux millions et demi de personnes, essentiellement des femmes et des enfants, tombent sous l’emprise des trafiquants.
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« La traite des personnes est devenue ainsi l’un des fléaux les plus redoutables et les plus combattus, en raison des graves atteintes qu’elle porte, non seulement aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales, mais aussi et surtout, à la sécurité et à la stabilité nationale. Aujourd’hui, il est connu de tous que la traite et ses ramifications avec le trafic des migrants, notamment dans le sahel, constituent une activité non négligeable de financement de l’entreprise terroriste », a noté le ministre de l’Administration territoriale.

Pour Payadowa Boukpessi, la mise en place de la Commission nationale de lutte contre la traite des personnes au Togo vient à point nommé dans la mesure où malgré les efforts, la lutte contre le phénomène de la traite des personnes reste toujours un défi à relever par le Togo en termes, notamment, de coordination et de suivi des interventions, de prise en charge holistique des victimes ainsi que de répression des auteurs et complices.
Tout en adressant ses félicitations aux membres de la Commission, le ministre Boukpessi a saisi l’occasion pour les renvoyer à leur mission.

« La cérémonie de ce jour consacre officiellement votre entrée en fonction. Je reste convaincu que votre participation au sein de cette commission sera pleinement à la hauteur de la confiance placée en vous par le Chef de l’Etat », a-t-il lancé à leur endroit avant de remercier les partenaires techniques et financiers et les organisations de la société civile. Et d’exhorter l’ensemble des acteurs à contribuer au bon fonctionnement de la commission dans l’intérêt des populations en général et des femmes et des enfants en particulier.


