JSIC 2025 / Jean-François YOMAN : « Le coaching doit être reconnu et normalisé en Afrique »

Société Civile Médias
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(Société Civile Médias) – Présent à la deuxième édition des Journées Scientifiques Internationales du Coaching (JSIC 2025), le président du Conseil Africain du Coaching, du Mentorat et de la Supervision (CACMES), Jean François YOMAN, est revenu sur les impératifs qui ont rendu nécessaire la création de cette organisation.

Selon lui, le secteur du coaching en Afrique, malgré son dynamisme, souffre d’un manque de structuration, de normalisation et de reconnaissance officielle. Face à une telle situation, le passage d’initiatives isolées à une force collective était indispensable afin de défendre les intérêts de la profession tout en garantissant la qualité du travail de coaching.

Pour M. YOMAN, fédérer les énergies et les réflexions des coachs et des organisations de coachs à travers tout le continent, de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique de l’Est, en passant par l’Afrique centrale, le Nord, le Sud, Madagascar et la diaspora, permet de porter une voix plus forte et plus cohérente.

Interrogé sur l’identité du CACMES, le président s’est voulu clair.

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« Le CACMES n’est pas une association de plus. C’est le cadre fédéral qui rassemble le coaching, le mentorat et la supervision. Nous portons une vision stratégique qui est de structurer, réguler et encadrer le marché du coaching à l’échelle africaine. Notre rôle est de créer un écosystème professionnel clair, où ces métiers peuvent se développer sereinement. », a-t-il fait savoir.

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Ici, Jean-François YOMAN (en veste-cravate) lors des JSIC.

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs axes concrets ont été définis. D’abord, le CACMES se veut l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics nationaux et internationaux. Il vise à obtenir une reconnaissance officielle des métiers de coach, mentor et superviseur, afin d’en garantir la crédibilité et de favoriser leur développement. Ensuite, la structure s’engage dans la recherche et le plaidoyer, pour renforcer l’autorité et la légitimité des professions de l’accompagnement sur le continent.

Mais au-delà de l’aspect institutionnel, le CACMES entend promouvoir la solidarité et la coopération entre associations, fédérations et réseaux professionnels de tous les pays membres.

« Il est essentiel d’instaurer un échange permanent, à la fois culturel et scientifique, pour apprendre les uns des autres et construire ensemble », a insisté le Master Coach Jean-François YOMAN.

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La question de la qualité et de l’éthique occupe également une place centrale. Le CACMES vise à établir des standards professionnels élevés, assortis d’un code de déontologie rigoureux, afin d’assurer une pratique irréprochable du coaching, du mentorat et de la supervision sur le continent.

Enfin, la vision à long terme de l’organisation est ambitieuse. Selon son président, « le coaching doit être structuré, normalisé et pleinement reconnu en Afrique, tout en respectant nos spécificités locales et en s’alignant sur les standards internationaux ». Cette vision se traduit par un engagement pour le rayonnement du coaching africain et de sa diaspora, contribuant ainsi à l’émergence d’un continent plus compétent et responsable dans ses pratiques professionnelles.

« Le CACMES est une œuvre collective. La participation de chacun est essentielle, que vous soyez coach, mentor, superviseur ou simplement intéressé par le développement personnel et professionnel en Afrique », a-t-il conclu.