(Société Civile Médias) – Au troisième jour des Journées Scientifiques Internationales du Coaching (JSIC 2025), l’Expert consultant en Intelligence Stratégique Helly GBENE alerte sur une menace encore trop sous-estimée, le glissement de posture. Dans un contexte africain où les métiers de l’accompagnement s’entrecroisent, il a mis en lumière la confusion croissante entre coaching et consulting, une confusion qui fragilise l’éthique du secteur, brouille les attentes et expose les praticiens à de sérieuses dérives déontologiques. Helly GBENE appelle à redéfinir les lignes rouges entre les deux pratiques et à bâtir un cadre africain clair, responsable et scientifiquement fondé.
Lors de sa communication, l’Expert consultant a mis en lumière la frontière de plus en plus floue entre coaching et consulting, un enjeu devenu crucial pour le secteur. Dans un contexte africain marqué par l’explosion du coaching, la multiplication d’acteurs non formés et la confusion persistante entre coach, consultant, mentor ou manager coach, il a rappelé la nécessité d’un cadre éthique solide pour protéger la profession et les clients.
Pour clarifier cette distinction, Helly GBENE a évoqué les fondamentaux conceptuels. Le coaching, issu des traditions humanistes, repose sur la non-directivité, l’écoute et la posture de non-savoir. À l’inverse, le consulting relève d’une démarche d’expertise avec un diagnostic, des recommandations, des méthodes et solutions prêtes à l’emploi. Les deux métiers sont complémentaires, mais jamais interchangeables.
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Helly GBENE a ensuite décrit plusieurs dérives observées dans plusieurs pays africains en ce qui concerne le coaching. La figure du coach-gourou, le motivational speaker qui se présente comme coach, le coach-businessman aux pratiques commerciales agressives ou encore la prolifération d’écoles non accréditées délivrant des certifications express. À cela s’ajoutent des pratiques intrusives (conseils imposés, jugements personnels, pseudo-diagnostics) qui dépassent largement le cadre professionnel. Ces dérives entraînent des interventions inefficaces, une perte de confiance des organisations et une dégradation de la crédibilité du métier.
L’expert a rappelé que la déontologie constitue le socle de la pratique professionnelle et se caractérise par l’intégrité, la confidentialité, la neutralité, la compétence, pour ne citer que ceux-là. L’éthique, quant à elle, renvoie aux valeurs qui guident la posture du coach notamment l’humilité, la justesse, le respect du rythme du client et l’écoute profonde. Ces repères permettent d’éviter le « glissement de posture », cette dérive où le coach se transforme en conseiller ou prescripteur.
Pour prévenir ce glissement, Helly GBENE insiste sur trois lignes rouges : la posture méta (la capacité du coach à s’observer en séance), la non-directivité structurée (ne jamais fournir la solution) et la co-responsabilité (le coach garde le cadre, le client garde les choix). Certains signaux doivent alerter : « Je vais vous expliquer… », « À votre place… », « La meilleure pratique est… ». Lorsqu’ils apparaissent, prévient-il, la pratique sort du coaching.
L’expert appelle à un cadre africain exigeant, crédible et durable, afin de construire un coaching rigoureux, éthique et scientifiquement fondé.


