(Société Civile Médias) – La Fédération des Organisations Non Gouvernementales au Togo (FONGTO) œuvre au renforcement des liens et des mécanismes de collaboration entre les organisations d’adultes, les médias et les organisations d’enfants et de jeunes. Dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Space to Lead » financé par Plan International à travers l’Agence Suédoise pour le Développement International, elle a formé une vingtaine d’acteurs de la société civile et des professionnels des médias sur les approches, les principes et les bonnes pratiques de collaboration avec les organisations d’enfants et de jeunes (OEJ). L’objectif est de favoriser une meilleure compréhension de leurs réalités et de leur fonctionnement, afin de promouvoir des partenariats plus inclusifs, plus efficaces et davantage fondés sur la participation active des enfants et des jeunes.
À en croire les organisateurs, cette formation se justifie par la nécessité de créer des passerelles plus solides entre les médias, les organisations de la société civile et les OEJ.
En effet, malgré leur rôle déterminant dans la promotion de la participation des jeunes et dans la transformation des normes qui les affectent, les OEJ peinent encore à bénéficier d’une visibilité suffisante et d’une collaboration structurée avec certains acteurs clés. Une situation qui limite leur capacité à faire entendre leur voix et à influencer les décisions qui les concernent. Une meilleure compréhension de leurs réalités et de leurs modes d’action apparaît donc indispensable pour bâtir des partenariats plus efficaces et durables.

« Dans un contexte où les jeunes représentent une part importante de notre population et constituent des acteurs incontournables du développement, il devient essentiel de renforcer les passerelles entre les organisations d’adultes, les médias et les OEJ. Les organisations de jeunes ne doivent plus être perçues uniquement comme des bénéficiaires des programmes, mais comme de véritables partenaires, porteurs d’initiatives, d’innovations et de solutions. Leur participation effective aux processus de plaidoyer, de dialogue politique et de transformation sociale est une condition essentielle pour construire des sociétés plus justes, inclusives et durables », souligne Prince Elom Noutépé, Directeur exécutif de la FONGTO, avant d’insister sur le rôle des médias.
« Les médias, quant à eux, jouent un rôle stratégique dans la valorisation des voix des jeunes, la diffusion d’informations responsables et la sensibilisation de l’opinion publique. Ils ont le pouvoir d’amplifier les préoccupations des enfants et des jeunes, mais aussi de contribuer à changer les perceptions et les comportements au sein de nos communautés ».
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Organisée les 29 et 30 mai 2026 à Atakpamé (environ 160 km au nord de Lomé), la formation se situe dans le cadre de la mise en œuvre du Programme ‘Space to Lead’, une initiative de Plan International Togo qui vise à bâtir une société civile inclusive où les enfants et les jeunes (particulièrement les filles et jeunes femmes de 10 à 24 ans) sont autonomes, connaissent leurs droits et participent à la vie publique. Elle a réuni une trentaine d’acteurs de la société civile et des médias venus des régions Maritime et des Plateaux et a permis d’accroître leur compréhension sur la participation et l’engagement des jeunes et d’améliorer leur connaissance du rôle des OEJ pour accroître leur participation aux processus de plaidoyer et de dialogue politique.

« Nous avons échangé sur les questions d’engagement, qui placent aujourd’hui les jeunes au cœur des projets et programmes que nous mettons en œuvre sur le terrain. Les discussions ont également porté sur la nécessité, pour les adultes, de leur créer des espaces afin qu’ils puissent prendre le leadership sur toutes les questions qui les concernent, que ce soit en amont, pendant ou en aval des interventions », fait savoir Emilie Samboé, Conseillère Technique Jeunesse à Plan International Togo.
La formation a également abordé la notion de participation significative, qui consiste à créer des espaces permettant aux jeunes de s’exprimer librement, de partager leurs avis et opinions sur les questions qui les concernent, et de voir ces contributions effectivement prises en compte. L’objectif est de leur permettre d’influencer les processus de prise de décision à tous les niveaux.
Un module a également été consacré aux méthodes de travail et de collaboration avec les enfants et les jeunes, dans le but de favoriser leur participation effective et leur implication significative dans toutes les initiatives qui les concernent.

Par ailleurs, deux autres modules, spécifiquement destinés aux professionnels des médias présents à l’atelier, ont porté sur la promotion de récits positifs sur les enfants et les jeunes, ainsi que sur les principes d’une communication éthique et responsable les concernant.
« Les médias sont des partenaires essentiels dans la promotion des droits et de la participation des enfants et des jeunes. À travers ces modules, nous avons voulu les outiller pour adopter une communication éthique et responsable, tout en valorisant davantage les initiatives portées par les jeunes. Il est important que ceux-ci ne soient pas seulement perçus à travers leurs difficultés, mais aussi comme des acteurs de changement qui contribuent au développement de leurs communautés. Les récits positifs permettent ainsi de renforcer leur visibilité et de changer les perceptions », explique la Conseillère Technique Jeunesse à Plan International Togo.
A l’issue de l’atelier de formation, les participants se sont réjouis des connaissances acquises, qu’ils jugent utiles pour améliorer leurs pratiques professionnelles et leur collaboration avec les OEJ.

« Cet atelier nous a permis de mieux comprendre les principes de participation significative des enfants et des jeunes. Nous avons pris conscience que leur implication ne doit pas être symbolique, mais réelle, à toutes les étapes des projets et initiatives qui les concernent. Ces acquis vont nous aider à revoir certaines de nos approches afin de créer davantage d’espaces d’expression et de leadership pour les jeunes au sein de nos interventions », témoigne Arnaud Hanyaboe de l’ONG ODHI (Organisation pour un Développement Humain Intégral).
Du côté des médias, les enseignements tirés sont tout aussi importants.


« Cette formation nous a permis de mieux comprendre les enjeux liés à la communication sur les enfants et les jeunes. J’ai particulièrement apprécié le module sur les récits positifs, qui nous invite à mettre davantage en lumière les initiatives et les réussites des jeunes. Elle nous rappelle également notre responsabilité en matière de communication éthique et de respect des droits des enfants dans le traitement de l’information », confie Bruno Tsika, journaliste et animateur de Radio Sky fm, un média de la région des Plateaux.
Présent à l’atelier, le Coordonnateur national du projet « Space to Lead », Olivier Badjala, a salué la tenue de cette session de formation, qu’il juge pertinente au regard des échanges enregistrés. Selon lui, l’intérêt manifesté par les organisations de la société civile et les médias témoigne de la pertinence de la thématique abordée. Il a exprimé le souhait que les acquis de cette formation soient durablement mis en pratique afin de bénéficier effectivement aux enfants et aux jeunes.
« Notre souhait est que les acquis de cette formation soient pérennisés et qu’ils soient effectivement mis en application par les acteurs, afin qu’ils profitent réellement aux enfants et aux jeunes », a-t-il indiqué.

