Menstruations, SSR, VBG : L’ONG FDD outille 23 femmes pour en faire des relais de sensibilisation chez les filles

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(Société Civile Médias) – Au Togo, de nombreuses filles continuent de voir leur parcours scolaire compromis par un accès limité aux informations sur la Santé sexuelle et reproductive (SSR), les difficultés liées à la Gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) et les Violences basées sur le genre (VBG). Ces défis, encore très présents, constituent de véritables freins à leur épanouissement et à leur maintien dans le système éducatif. Soucieuse d’apporter sa contribution à la résolution de cette problématique, l’ONG Femme de Demain (FDD), dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase du projet « Dignité pour les filles : plaidoyer pour l’amélioration de l’accès des filles à la santé sexuelle et reproductive en milieu scolaire au Togo », soutenu financièrement par Speak Up Africa à travers le programme Voix Essentielles, a organisé un atelier de renforcement des capacités à l’intention de 23 enseignantes et femmes leaders de centres de formation professionnelle. La rencontre avait pour objectif de faire de ces participantes de véritables relais d’information, de sensibilisation et d’accompagnement auprès des filles.

À travers cet atelier, il s’est agi de renforcer les capacités de ces femmes afin d’en faire des relais communautaires et éducatifs, capables de sensibiliser, d’accompagner et d’orienter les filles sur les questions de santé sexuelle et reproductive, de gestion de l’hygiène menstruelle et de prévention des violences basées sur le genre.

Selon l’ONG Femme de Demain (FDD), le projet est né du constat que malgré les progrès enregistrés dans les domaines de l’éducation et de la santé, des inégalités de genre persistent encore, particulièrement en milieu rural. Ces disparités continuent d’affecter la scolarisation, l’épanouissement et la participation des filles au développement socio-économique.

Awovi Julienne Honkou, chargée du projet, lors de l’atelier

« Les filles et les jeunes femmes en milieu scolaire et dans les centres de formation professionnelle sont confrontées à de nombreux défis liés à la santé sexuelle et reproductive, à la gestion de l’hygiène menstruelle ainsi qu’aux violences basées sur le genre. Les tabous socioculturels autour des menstruations, l’insuffisance d’informations fiables sur la SSR, l’accès limité aux services adaptés ainsi que les différentes formes de violences et discriminations affectent particulièrement les filles en milieu scolaire et dans les centres de formation professionnelle. Ils constituent des obstacles majeurs à leur maintien dans le système éducatif, à leur épanouissement personnel aussi qu’à leur participation effective au développement socio-économique », déplore Awovi Julienne HONKOU, chargée du projet à l’ONG FDD.

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Organisé le jeudi 28 mai à Kpalimé, à environ 120 km au nord-ouest de Lomé, cet atelier de formation a permis de renforcer les connaissances des participantes sur la santé sexuelle et reproductive, la gestion de l’hygiène menstruelle ainsi que les violences basées sur le genre. Il a également été l’occasion de développer leurs compétences en techniques de sensibilisation, d’écoute et d’accompagnement des filles.

Vue des participantes à l’atelier de formation.

D’après Akoko Barrigah, Coordinatrice de l’ONG FDD, au-delà du renforcement des capacités, cette rencontre a surtout encouragé les bénéficiaires à devenir de véritables actrices de changement au sein de leurs établissements et de leurs communautés.

« Les 23 participantes à cet atelier ont été formées afin de devenir, à leur tour, des relais d’information capables de sensibiliser et d’éclairer les jeunes filles et les femmes de leurs communautés sur les thématiques abordées. Dans les prochains jours, les participantes issues des centres de formation professionnelle mèneront des actions de sensibilisation au sein des chambres de métiers. De leur côté, les dix enseignantes provenant de cinq établissements scolaires mettront en œuvre des activités ponctuelles afin de diffuser des informations fiables et adaptées aux élèves filles sur les différentes thématiques abordées lors de la formation », indique la Coordinatrice de l’ONG FDD.

Enseignante au lycée de Zomayi, Akoua Mawuko Alokpa estime avoir acquis des outils essentiels pour mieux remplir sa mission auprès des apprenantes.

Akoua Mawuko Alokpa, enseignante et participante à la formation.

« Les thématiques abordées ont renforcé mes capacités et me permettront d’accompagner les élèves, ainsi que les jeunes filles en général, dans la compréhension et la défense de leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Elles m’aideront également à les guider pour mieux connaître leur corps, s’assumer pleinement et favoriser leur bien-être », a-t-elle affirmé.

Même son de cloche chez Akou Pascaline, esthéticienne de formation. Elle a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’ONG FDD pour la qualité de la formation reçue. Déterminée à mettre en pratique les acquis, elle s’engage à relayer ces connaissances auprès des jeunes filles de son centre de formation ainsi qu’au sein de sa chambre de métier, afin de contribuer à une meilleure sensibilisation sur les thématiques abordées.

Photo de famille