(Société Civile Médias) – Nourrir les populations tout en préservant les ressources naturelles, c’est le défi majeur auquel l’agriculture africaine doit répondre aujourd’hui. Pour Mariame Sonko, présidente de « Nous Sommes la Solution », un mouvement panafricain de femmes rurales et agricultrices engagé pour la souveraineté alimentaire, l’agroécologie paysanne offre une voie crédible face aux bouleversements climatiques. Présente à Kpalimé dans le cadre du lancement officiel de la branche togolaise du mouvement, elle a plaidé pour une agriculture portée par les communautés rurales et fondée sur les savoirs locaux.
Pour Mariame Sonko, l’agroécologie ne se limite pas à une méthode de production agricole. Elle constitue une approche globale qui associe respect de l’environnement, autonomie des communautés et valorisation des connaissances locales.
« L’agroécologie que nous défendons est paysanne. Nous entendons défendre les valeurs traditionnelles et promouvoir les initiatives portées par les paysannes et les paysans ainsi que les acteurs du mouvement social, tout en dénonçant les fausses solutions », a-t-elle expliqué.
Selon elle, les pratiques agroécologiques reposent sur des savoirs construits au fil des générations et permettent aux communautés rurales de préserver leur patrimoine nourricier tout en répondant aux nouveaux défis environnementaux.
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« L’agroécologie paysanne est avant tout un ensemble de pratiques vivantes portées par des mouvements sociaux avec un objectif politique commun : une agriculture sociale et écologique ancrée dans les terroirs », a-t-elle souligné.

Répondre aux défis alimentaires par une agriculture durable
La présidente de « Nous Sommes la Solution » estime que les crises alimentaires actuelles imposent de repenser les modèles agricoles. Face aux effets du changement climatique, elle appelle à renforcer les systèmes de production qui favorisent l’autonomie et la résilience des populations.
« De toutes les activités humaines, l’agriculture est la plus indispensable, car aucun être humain ne peut se passer de nourriture. L’agroécologie que nous préconisons comme éthique de vie et technique agricole permet aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur salubrité alimentaire tout en régénérant et préservant leur patrimoine nourricier », a déclaré Mariame Sonko.
Pour elle, la construction d’une alimentation durable nécessite également d’associer davantage les producteurs et les organisations paysannes aux décisions qui concernent l’avenir agricole.
« Pour éclairer les choix et trouver des réponses efficaces, il faudra non seulement investir dans la recherche, mais aussi associer tous les acteurs économiques et sociaux », a-t-elle lancé.
