(Société Civile Médias) – Sans protection des lanceurs d’alerte, la lutte contre la corruption reste vulnérable. C’est le message porté par le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) lors de la 35ᵉ session de la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CCPCJ), tenue du 1er au 5 juin 2026 à Vienne, en Autriche.
Représenté par son Directeur exécutif, Ghislain Koffi Nyaku, et Rachel Molley, Coordinatrice du Programme régional Afrique, le CACIT a pris part à cette importante rencontre internationale organisée sous l’égide de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
À cette occasion, le Directeur exécutif du CACIT a prononcé une déclaration contributive appelant au renforcement des mécanismes de protection des lanceurs d’alerte. Il a souligné le rôle déterminant que jouent ces acteurs dans la dénonciation des faits de corruption, la lutte contre l’impunité et la promotion des droits humains.

« Les lanceurs d’alerte sont souvent les premiers à exposer les pratiques de corruption, les violations de droits humains, des pratiques qui portent atteinte à l’intérêt général. Pourtant, dans de nombreux contextes, ils demeurent insuffisamment protégés et s’exposent à des représailles parce qu’il n’y a pas de cadre juridique qui encadre leur travail. Voilà pourquoi nous avons faire ce plaidoyer pour que la communauté internationale prenne en compte leur situation particulière en renforçant leur protection. C’est une condition essentielle pour garantir la transparence, la redevabilité et l’efficacité de la lutte contre la corruption », a fait savoir M. Nyaku.
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Selon le Directeur exécutif du CACIT, la corruption constitue un obstacle majeur au développement humain et compromet les efforts des États en matière de promotion et de protection des droits humains. En détournant des ressources destinées aux services publics et au bien-être des populations, elle affaiblit la capacité des gouvernements à honorer leurs engagements nationaux et internationaux.

« La corruption prive les États de ressources essentielles à la réalisation des droits humains. Dans un contexte de bonne gouvernance, ces ressources peuvent être mobilisées pour garantir l’accès des populations aux droits économiques, sociaux et culturels, mais également pour assurer le respect des droits civils et politiques. C’est pourquoi la lutte contre la corruption doit demeurer une priorité. Les lanceurs d’alerte jouent un rôle crucial dans cette dynamique en révélant des pratiques qui portent atteinte à l’intérêt général. À ce titre, ils doivent bénéficier d’une protection efficace et adaptée », a souligné Ghislain Koffi Nyaku.
Le CACIT a également attiré l’attention sur les défis croissants auxquels font face les journalistes, défenseurs des droits humains, activistes et autres citoyens engagés dans la dénonciation des actes de corruption. Selon l’organisation, les restrictions de l’espace civique dans plusieurs contextes fragilisent davantage leur sécurité et leur capacité à agir efficacement.

En marge des travaux de la Commission, la délégation du CACIT a participé à plusieurs échanges techniques organisés par l’ONUDC autour des réformes pénitentiaires, de la réinsertion sociale des personnes détenues et des innovations en matière de justice pénale.
