Santé maternelle et néonatale : la LTPE outille les acteurs communautaires pour mieux prévenir les risques

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À Lomé, la Ligue Togolaise pour la Protection de l’Enfance (LTPE) mise sur les communautés pour renforcer la prévention des complications liées à la grossesse et contribuer à la survie des nouveau-nés. L’organisation a renforcé, le vendredi 26 juin 2026, les capacités de 41 organes communautaires de la commune du Golfe 1 sur l’importance des consultations prénatales (CPN) et leur rôle dans la promotion de la santé maternelle et néonatale.

Cette session s’inscrit dans le cadre du projet « Promotion de la survie du nouveau-né issu de familles défavorisées : sensibilisations et dons de matériels d’oxygénothérapie pour la réanimation néonatale », mis en œuvre par la LTPE avec l’appui financier de Medmissio.

La rencontre a enregistré la présence des autorités locales, venues apporter leur soutien à cette initiative qui place les communautés au cœur des efforts de prévention et de réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Faire des acteurs communautaires des relais de prévention

Malgré les progrès réalisés dans le domaine de la santé maternelle et infantile, l’accès tardif ou insuffisant aux consultations prénatales demeure un défi. Or, ces consultations jouent un rôle essentiel dans le suivi de la grossesse, la détection précoce des risques et la prévention des complications pouvant mettre en danger la mère ou le nouveau-né.

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Face à cette situation, la LTPE entend renforcer le rôle des acteurs de proximité. Plus de 41 organes communautaires, dont l’ensemble des chefs de quartiers du canton de Bè, ont ainsi été associés à cette session.

Le choix de ces acteurs n’est pas anodin. Le canton de Bè abrite notamment le Centre Hospitalier de Bè, qui avait bénéficié de la phase pilote du projet. En les outillant, la LTPE veut disposer de relais capables de porter les messages de prévention jusque dans les ménages.

Animée par une équipe pluridisciplinaire composée d’un médecin pédiatre, d’une sage-femme et d’une accoucheuse auxiliaire d’État, la formation a permis aux participants de renforcer leurs connaissances sur la grossesse, l’accouchement et la prise en charge du nouveau-né.

Les échanges ont notamment porté sur l’importance d’un suivi précoce et régulier de la grossesse, les risques liés à l’absence ou à l’insuffisance des consultations prénatales, ainsi que l’identification des signes de danger pendant la grossesse.

La préparation de l’accouchement et des situations d’urgence, la prévention des décès maternels et néonatals et les stratégies de sensibilisation et de mobilisation sociale ont également été abordées.

Au-delà des connaissances médicales, les participants ont été initiés aux techniques de communication de proximité, afin de rendre leurs interventions auprès des populations plus efficaces.

Des bandes dessinées éducatives leur ont par ailleurs été remises comme supports pédagogiques pour leurs futures activités de sensibilisation dans les communautés.

Une action qui s’inscrit dans un projet plus large

Cette activité intervient dans la continuité des actions engagées par la LTPE pour améliorer la survie des nouveau-nés, particulièrement ceux issus de familles défavorisées.

Le projet a été officiellement lancé le 20 novembre 2024 à l’Hôpital de Bè, avec la remise de matériels d’oxygénothérapie destinés à renforcer les capacités de prise en charge des nouveau-nés nécessitant une assistance respiratoire.

Une nouvelle campagne de sensibilisation accompagnée d’un don d’équipements d’oxygénothérapie a ensuite été organisée le 20 novembre 2025 au Centre Hospitalier Régional d’Atakpamé.

À travers cette nouvelle étape, la LTPE veut désormais accentuer le volet préventif en impliquant davantage les communautés dans la promotion des comportements favorables à la santé maternelle et infantile.

Prévenir avant les complications

Pour la LTPE, l’enjeu est de créer une chaîne de prévention allant du ménage aux structures de santé. En renforçant les capacités des acteurs communautaires, l’organisation espère favoriser une utilisation plus précoce et régulière des services de santé, faciliter l’identification des situations à risque et encourager une meilleure préparation à l’accouchement.

L’objectif final reste la réduction des complications évitables et, à terme, une contribution à la baisse de la mortalité maternelle et néonatale au Togo.