(Société Civile Médias) – La transition énergétique et l’économie verte ne pourront atteindre leurs objectifs sans une participation active des femmes. Cette nécessité a été mise en avant par la députée Stella Dadieba Bagnah-Gamon lors de l’atelier d’échange et de plaidoyer organisé par la COFET (Coordination des Organisations Féminines du Togo) à l’endroit des femmes parlementaires, dans le cadre du projet « Plaidoyer pour l’effectivité de l’intégration du genre dans les politiques publiques sur la transition énergétique et l’économie verte au Togo ».
Dans son intervention, la parlementaire a insisté sur la nécessité de placer les femmes au cœur des initiatives liées à la transition écologique, en allant au-delà d’une simple approche de bénéficiaires pour faire d’elles de véritables actrices économiques capables de contribuer aux solutions durables.
Pour elle, l’un des défis majeurs reste la professionnalisation des activités exercées par les femmes. L’honorable députée estime que leur implication dans les secteurs liés à l’économie verte doit s’accompagner d’un renforcement de leurs capacités, d’une meilleure structuration de leurs activités et d’un accès facilité aux opportunités économiques.

« Lorsqu’on parle de financement, la professionnalisation est essentielle. Pour avoir de la crédibilité auprès d’un banquier, nous avons besoin d’une coopérative. C’est la seule façon de générer des profits de manière formelle et crédible », a-t-elle souligné.
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Mme BAGNAH-GAMON a notamment évoqué la nécessité d’organiser les femmes autour de structures collectives leur permettant d’accéder plus facilement aux financements et de développer des activités viables dans les domaines liés à l’économie verte.
Elle a également insisté sur l’importance de renforcer les compétences techniques des femmes afin qu’elles puissent pleinement participer aux nouveaux métiers liés à la transition énergétique.
« Il faut modifier les programmes scolaires pour permettre aux femmes de développer des compétences techniques. Quand on possède une maison, on doit souvent faire appel aux hommes pour les réparations. Où est la femme dans ces métiers ? », s’est-elle interrogée.
Au-delà de la question des compétences, la parlementaire a appelé à une meilleure prise en compte des réalités locales dans l’élaboration des politiques publiques. Selon elle, l’implication des communautés, notamment des femmes rurales, est indispensable pour garantir l’efficacité des actions engagées.
Cette intervention rejoint l’ambition du plaidoyer porté par la COFET : faire en sorte que la transition énergétique et l’économie verte constituent également des opportunités d’autonomisation pour les femmes togolaises, en leur donnant une place dans la prise de décision, l’accès aux ressources et le développement des solutions durables.
