(Société Civile Médias) – Au Togo, les organisations communautaires de femmes et de filles engagées dans l’initiative Voix EssentiELLES font le point sur les avancées enregistrées au cours des six premiers mois de l’année 2026. Réunies les 10 et 11 août à Lomé, elles ont procédé à la revue de leurs performances, une étape qui leur a permis d’évaluer les résultats et l’impact de leurs actions, de partager leurs expériences et bonnes pratiques, mais aussi d’identifier les défis rencontrés et de dégager les prochaines priorités pour la poursuite de leurs plans d’action.
Organisé avec l’appui de Speak Up Africa et de la Fondation CHANEL, cet atelier a constitué un espace d’évaluation, de partage d’expériences et de réflexion sur la poursuite des actions engagées. Il a notamment permis au Réseau Voix EssentiELLES Togo (RVE-Togo) de dresser le bilan des performances programmatiques et financières de ses organisations membres au titre du premier semestre 2026 du projet Voix EssentiELLES, d’identifier les principaux acquis et défis rencontrés et de dégager les prochaines priorités de mise en œuvre.

« Lorsqu’on s’engage dans une initiative, il est important, à un moment donné, de marquer une pause pour évaluer le chemin parcouru et mieux définir les prochaines étapes. C’est tout le sens de cette rencontre de revue des performances. Elle nous a permis de faire le point sur les actions réalisées par les organisations du Réseau au cours des six premiers mois de l’année 2026, d’identifier les avancées enregistrées, mais également de recueillir les principaux défis rencontrés et les expériences réussies. Il s’agit aussi de mieux comprendre les obstacles auxquels les organisations ont été confrontées dans la mise en œuvre de leurs projets et activités, afin de les accompagner dans la recherche de solutions et dans la correction des insuffisances relevées », explique Honorine HONKOU-LATE, Coordinatrice nationale de la COFET (Coordination des Organisations Féminines du Togo), organisation secrétaire des projets Voix EssentiElles au Togo, chargée coordonner et de superviser les activités mises en œuvre par les organisations bénéficiaires.

La première journée de la rencontre a été consacrée à une revue approfondie des performances des organisations du Réseau Voix EssentiELLES Togo au cours du premier semestre 2026. Les travaux ont permis de passer en revue les différentes activités mises en œuvre durant la période, en examinant à la fois leur niveau d’exécution programmatique et financière.
- Advertisement -
Les participantes ont notamment présenté les actions réalisées au regard des plans d’action définis, les résultats obtenus ainsi que le niveau d’atteinte des principaux indicateurs de performance. Les échanges ont également porté sur l’utilisation des ressources financières mobilisées pour la mise en œuvre des activités, permettant ainsi d’apprécier la cohérence entre les ressources engagées, les activités réalisées et les résultats enregistrés.
Cette première journée a par ailleurs offert un cadre de partage d’expériences entre les différentes organisations, chacune pouvant mettre en lumière les approches ayant permis d’obtenir des résultats encourageants, mais aussi les difficultés ayant entravé la réalisation de certaines activités.

La deuxième journée de la rencontre a été consacrée à une analyse approfondie et à un diagnostic du fonctionnement du Réseau Voix EssentiELLES Togo (RVE-Togo). Cette session intervient dans un contexte où, malgré les résultats enregistrés depuis sa création, le Réseau reste confronté à certains défis susceptibles de limiter son efficacité et son influence.
Les travaux, conduits par Awa SOME-YANOGO, Chargée de plaidoyer à Speak Up Africa, ont ainsi permis aux participantes d’examiner de manière constructive les différents aspects du fonctionnement du Réseau afin d’identifier ce qui fonctionne, les pratiques qui donnent des résultats, mais également les insuffisances et les difficultés qui nécessitent des améliorations. Les échanges ont également porté sur les pratiques qui pourraient être abandonnées lorsqu’elles ne contribuent pas suffisamment à l’atteinte des objectifs du Réseau.

« À travers cet exercice de diagnostic, nous avons dégagé des pistes concrètes pour améliorer la gouvernance et le fonctionnement du Réseau, renforcer la collaboration entre ses membres et accroître sa capacité à porter des actions collectives, pour que le réseau puisse mieux marcher à l’avenir. Nous attendons à ce que les recommandations formulées puissent être mises en œuvre pour que tout aille normalement », fait savoir Awa SOME-YANOGO.
À la COFET, le bilan présenté par les organisations bénéficiaires est accueilli avec satisfaction. La Coordinatrice souligne notamment les efforts consentis dans le suivi et l’accompagnement des organisations tout au long de la mise en œuvre de leurs activités.
« Ce n’était pas évident d’obtenir autant de résultats dans un laps de temps aussi court. En tant qu’organisation secrétaire, nous avons assuré un suivi régulier de la mise en œuvre des activités auprès des organisations bénéficiaires. Cet accompagnement a certainement contribué à faciliter l’atteinte des résultats enregistrés. Nous sommes donc vraiment satisfaits du travail réalisé et des avancées présentées au cours de cette rencontre », se réjouit la Coordinatrice de la COFET.

L’initiative Voix EssentiELLES, il faut le rappeler, vise à renforcer, par un soutien financier non restrictif et un appui technique, la voix, le leadership et le pouvoir de décision des organisations de femmes et de filles œuvrant au niveau communautaire en Afrique francophone de l’Ouest. Lancée en 2021 au Sénégal, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, l’initiative s’est étendue en 2024 au Togo et au Bénin, portant à cinq le nombre de pays et à 60 le nombre d’organisations bénéficiaires.
