(Société Civile Médias) – Parmi les organisations chargées de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la gouvernance et de la qualité des services de base par la participation citoyenne au Togo », cofinancé par l’Union européenne et la DAHW et officiellement lancé ce jeudi 15 octobre 2026, l’Association Togolaise pour le Bien-Etre Familial (ATBEF) pilote le volet santé maternelle et infantile. À ce titre, elle va déployer un ensemble d’actions visant à renforcer le dialogue et la redevabilité, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité des soins.
Selon Jules Broukoum, assistant programmes chargé de la mobilisation des ressources à l’ATBEF et responsable du projet au sein de l’organisation, la mise en œuvre de ces objectifs passera notamment par la création et l’animation de cadres permanents de dialogue réunissant les organisations de la société civile du secteur de la santé, les autorités sanitaires et les autres parties prenantes. Quatre réunions nationales sont prévues entre 2026 et 2029 afin de favoriser la concertation autour des enjeux de santé maternelle et infantile.
L’action de l’organisation s’étendra également aux communautés avec la redynamisation et l’installation officielle de comités villageois de promotion de la santé maternelle et infantile dans dix cantons, à raison de sept comités par canton. Chaque comité sera composé de quatre femmes, trois hommes et du chef de village, dans une logique de représentativité et de participation inclusive. Ces structures doivent permettre aux populations de mieux faire entendre leurs préoccupations et de contribuer au suivi des services de santé.
Renforcer les capacités et la transparence dans le secteur de la santé
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Au-delà de la mobilisation communautaire, l’ATBEF entend renforcer les compétences des acteurs impliqués dans la gouvernance sanitaire. Des formations sont prévues à l’intention des membres du cadre permanent de dialogue et de quatre organisations de la société civile nationales représentant notamment les jeunes, les femmes et les personnes handicapées. Elles porteront sur la santé et les droits sexuels et reproductifs, la gestion des finances publiques et la redevabilité dans le secteur de la santé.

L’organisation prévoit également de former 40 acteurs clés de la chaîne d’approvisionnement en produits de santé, notamment des responsables de pharmacies, de formations sanitaires, de districts sanitaires et de la Centrale d’achat des médicaments essentiels et génériques (CAMEG). Cette formation portera sur la gestion électronique coordonnée des intrants de santé maternelle et infantile, avec pour objectif de contribuer à un meilleur suivi de leur disponibilité.
Sur le plan institutionnel, l’ATBEF mènera des actions de plaidoyer auprès du ministère de la Santé afin de faciliter l’accès du public aux données relatives à la qualité des services sanitaires et de rendre fonctionnels les cadres régionaux de concertation. L’accès à ces informations doit permettre aux citoyens et aux organisations de la société civile de mieux apprécier les prestations offertes et de formuler des recommandations adaptées aux besoins des usagers.
Encourager les formations sanitaires à améliorer leurs prestations
Pour promouvoir la qualité des soins, l’ATBEF prévoit enfin l’attribution semestrielle du « Prix de la formation sanitaire ». Cette distinction récompensera la structure de santé qui se sera le mieux illustrée en matière de satisfaction des usagers, notamment au regard de l’accès aux services et de la qualité des prestations.
L’ensemble de ces actions sera conduit en synergie avec quatre organisations de la société civile locales bénéficiaires. À travers cette approche, l’ATBEF entend contribuer à une meilleure prise en compte des attentes des populations dans le fonctionnement des services sanitaires, avec une attention particulière portée aux femmes, aux enfants, aux jeunes et aux personnes handicapées.

