(Société Civile Médias) – Élaborés sur la base de l’étude de référence sur le genre et la transition énergétique réalisée par la COFET dans le cadre du « Projet de plaidoyer pour l’effectivité de l’intégration du genre dans les politiques publiques liées à la transition énergétique et à l’économie verte au Togo », huit documents de plaidoyer destinés à influencer les politiques publiques ont fait l’objet d’un atelier de validation. Organisée en présence des différentes parties prenantes du projet, cette rencontre a permis d’enrichir leur contenu et de parvenir à un consensus sur les recommandations proposées. Une validation qui marque une étape décisive dans le processus de plaidoyer en faveur d’une transition énergétique plus inclusive et sensible au genre.
Cet atelier s’inscrit dans le prolongement de celui consacré à la validation de l’étude de référence sur le genre et la transition énergétique, réalisée par la COFET dans le cadre de la mise en œuvre du « Projet de plaidoyer pour l’effectivité de l’intégration du genre dans les politiques publiques liées à la transition énergétique et à l’économie verte au Togo ».

Cette étude, il faut le rappeler met en lumière un paradoxe majeur : malgré l’existence d’un cadre politique et juridique relativement favorable à l’égalité de genre au Togo, les femmes demeurent insuffisamment prises en compte dans les politiques, programmes et initiatives liés à la transition énergétique et à l’économie verte. Entre les ambitions affichées au niveau institutionnel et les réalités observées sur le terrain, plusieurs contraintes structurelles continuent en effet de limiter leur pleine participation et leur accès aux opportunités offertes par ce secteur en pleine mutation.
- Advertisement -

Ainsi donc, sur la base de l’étude de référence, huit documents de plaidoyer ont été élaborés. Ils visent à proposer des recommandations concrètes pour une transition énergétique inclusive, en intégrant la dimension genre dans les politiques publiques et en renforçant l’autonomisation économique des femmes. Ces documents ont été soumis à validation lors d’un atelier organisé par la COFET le jeudi 28 mai 2026 à Lomé en présence des parties prenantes du projet.

Selon Koku Léopold Wussu, consultant chargé de l’étude, les huit documents de plaidoyer ont été élaborés à l’intention des principales institutions et parties prenantes intervenant dans les domaines de l’énergie, de l’environnement, de la formation professionnelle et du financement du développement. Parmi les acteurs ciblés figurent notamment les ministères en charge de l’Énergie, de l’Environnement, des Finances et de l’Enseignement technique, ainsi que les partenaires techniques et financiers et d’autres acteurs clés du secteur.
« Pour chaque catégorie d’acteurs, nous avons élaboré un document de plaidoyer spécifique. Ces documents s’appuient sur les constats et les défis identifiés dans l’étude de base. Ils formulent des recommandations adaptées, mettent en avant des messages clés de plaidoyer et lancent un appel à l’action afin de favoriser une meilleure prise en compte du genre dans les politiques et initiatives liées à la transition énergétique et à l’économie verte », explique M. Wussu.
Cette étape de validation des documents de plaidoyer sera suivie de l’élaboration des stratégies de plaidoyer et leur réalisation en allant à la rencontre des acteurs clés sur le terrain notamment les décideurs, les personnes influentes et les alliés potentiels.



À noter qu’au-delà de la validation des documents de plaidoyer, le projet prévoit dans les prochaines semaines plusieurs activités de renforcement des capacités destinées à des acteurs stratégiques. Deux sessions de formation sont notamment programmées afin de soutenir les efforts de sensibilisation et d’influence en faveur d’une transition énergétique plus inclusive et sensible au genre.
La première session réunira une dizaine de professionnels des médias ainsi que cinq influenceurs, avec pour objectif de renforcer leurs connaissances et leurs capacités de communication sur les enjeux liés au genre et à la transition énergétique. La seconde sera destinée à 16 sénatrices et 21 femmes parlementaires. Elle vise à leur fournir des outils d’analyse et des informations approfondies sur la thématique, afin de favoriser une meilleure prise en compte de l’approche genre dans l’examen, l’amendement et l’adoption des textes législatifs soumis au Sénat et à l’Assemblée nationale.
