À Lomé, ADDAD-Togo renforce les capacités des aide-ménagères sur leurs droits et responsabilités

Amen Tewou
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(Société Civile Médias) – À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs domestiques célébrée ce mardi 16 juin 2026, l’Association de Défense des Droits des Aide-ménagères et Domestiques du Togo (ADDAD-Togo) a organisé à Lomé une rencontre avec les aide-ménagères qu’elle accompagne ainsi que ses points focaux. Cette activité visait à marquer cette journée en sensibilisant les participantes sur leurs droits, leurs devoirs et les différentes dispositions légales qui les protègent au Togo.

Au total, une cinquantaine de jeunes filles ont pris part à cette rencontre. Une sage-femme a également été invitée pour les entretenir sur l’hygiène corporelle et les amener à participer à des exercices de développement personnel destinés à renforcer leur estime de soi et à valoriser davantage le métier d’aide-ménagère.

Pour Odile Tatcho, vice-présidente de l’ADDAD-Togo, cette rencontre revêt une importance particulière.

« Nous avons saisi l’occasion de cette commémoration pour permettre à nos membres de savoir que le travail d’aide-ménagère n’est pas un travail exercé au hasard. C’est un métier très important dans leur vie. Il ne s’agit pas seulement de parler des droits en laissant de côté les devoirs. C’est important parce que lorsqu’on travaille dans un ménage, il faut aussi connaître ses devoirs afin de bien accomplir la mission pour laquelle on est employé. C’est ce qui a motivé l’organisation de cette rencontre », a-t-elle confié.

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Odile Tatcho, vice-présidente de ADDAD-Togo

Basée à Lomé, l’ADDAD-Togo s’appuie sur un réseau de points focaux qui représentent l’association dans plusieurs localités du pays. Ces derniers ont également pris part à la rencontre afin de relayer les informations et les enseignements reçus auprès des aide-ménagères de leurs différentes zones d’intervention. C’est le cas d’Essosolim Martine Faou, présidente du point focal de Balamka dans la préfecture de Tchamba.

« Cette réunion est très importante aussi bien pour les aide-ménagères que pour nous, points focaux. Les questions liées aux droits et aux devoirs ne sont pas suffisamment maîtrisées. Les aborder aujourd’hui permet d’apporter un plus pour une société plus prospère et de permettre à ces jeunes filles de gagner dignement leur vie comme le souhaite tout être humain », a-t-elle souligné.

Essosolim Martine Faou, présidente du point focal de Balamka

L’ADDAD-Togo, il faut le rappeler, accompagne les jeunes filles dans leur insertion professionnelle en leur trouvant un emploi d’aide-ménagère, en négociant les contrats et les conditions salariales avec les employeurs, puis en assurant un suivi régulier afin de vérifier le respect des engagements pris par les différentes parties.

Aide-ménagère à Lomé, Isabelle Worou n’a pas caché sa satisfaction à l’issue de la rencontre et témoigne qu’avec l’appui de l’ADDAD-Togo, les choses ne sont plus comme avant où les aide-ménagères étaient maltraitées, menacées, soumises à des travaux pénibles, mal payées ou parfois même non payées.

« Aujourd’hui, il existe des contrôles dans les maisons pour vérifier que tout se passe bien. Je crois que les choses évoluent progressivement et que les aide-ménagères sont davantage respectées qu’auparavant », s’est-elle réjouie.

Isabelle Worou, aide-ménagère

Même sentiment chez Pélagie Awoudji, aide-ménagère à Baguida, qui retient notamment les enseignements reçus sur les droits, les devoirs, la dignité et les bonnes attitudes à adopter dans les relations avec les employeurs.

Pour les années à venir, l’ADDAD-Togo ambitionne de disposer d’un siège plus spacieux afin d’accueillir davantage de jeunes filles à Lomé. L’association entend également poursuivre son plaidoyer pour une meilleure reconnaissance du travail domestique et un plus grand respect des personnes qui l’exercent.