(Société Civile Médias) – Après la commune de Golfe 1, Golfe 2 s’engage à son tour dans une démarche concertée pour repenser son système alimentaire. Le jeudi 15 octobre 2026, la commune a officiellement installé son Cadre de concertation sur le Système alimentaire territorialisé (SAT), une plateforme réunissant autorités locales, organisations de la société civile, acteurs communautaires et partenaires. L’ambition est de faire de l’alimentation, de la nutrition et de la consommation locale des enjeux mieux pris en compte dans les politiques de développement communal.
La rencontre marque une nouvelle étape dans la mobilisation des acteurs locaux autour des questions alimentaires. Autorités traditionnelles, représentants des institutions, Comités de développement de quartier (CDQ), organisations de la société civile et services communaux ont pris part à l’installation de ce cadre destiné à favoriser le dialogue et la construction de réponses adaptées aux réalités du territoire.

Un outil pour orienter les politiques alimentaires communales
Au-delà de la concertation, le nouveau cadre devra contribuer à la définition d’une stratégie alimentaire adaptée aux besoins de Golfe 2. Sa première mission sera l’élaboration d’un Plan alimentaire territorial (PAT), appelé à orienter les actions de la commune en matière d’alimentation et de nutrition.
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Manzama Adjana, directeur de la planification du développement et représentant de la mairie au sein du cadre, précise que ce travail reposera notamment sur la cartographie des acteurs de la chaîne alimentaire. Des actions de sensibilisation aux risques sanitaires liés aux intrants sont également envisagées.



Le dispositif devra ensuite se doter d’une feuille de route pour porter des propositions auprès du maire et favoriser leur mise en œuvre. L’objectif est de faire en sorte que les recommandations issues des échanges puissent alimenter les décisions communales, y compris les choix budgétaires.
L’OADEL accompagne la dynamique territoriale
L’Organisation pour l’alimentation et le développement local (OADEL), partenaire de cette initiative, entend contribuer à l’ancrage de la nutrition et de la consommation locale dans les politiques publiques de proximité.
Pour Augustin Badjassa, facilitateur de projet à l’OADEL, la mise en place de ces cadres territoriaux doit permettre aux acteurs de concevoir ensemble des Plans alimentaires territoriaux assortis de budgets dédiés. Il s’agit, selon lui, de créer les conditions nécessaires à la pérennité du bien-être nutritionnel des populations.
Cette approche vise à rapprocher les préoccupations des communautés des décisions prises à l’échelle locale. Elle offre également un espace où les différents acteurs peuvent confronter leurs expériences et proposer des mesures tenant compte des réalités de production, de consommation et d’accès à une alimentation de qualité.

À l’ouverture des travaux, Koffigan Hukporti, deuxième adjoint au maire de Golfe 2, a souligné la nécessité de dépasser les initiatives isolées pour mieux répondre aux défis alimentaires. Ces enjeux, a-t-il rappelé, « ne peuvent plus être abordés de manière isolée ». Il a ainsi plaidé pour une mobilisation associant les autorités locales, les producteurs, les consommateurs et les organisations partenaires.

