(Société Civile Médias) – Un peu plus de deux mois après les Journées Scientifiques Internationales du Coaching 2025 (JSIC 2025), place à la proclamation et à la remise officielle des actes. Organisée le jeudi 12 février à Lomé, cette cérémonie solennelle visait à conférer une portée institutionnelle et normative aux résolutions adoptées lors des assises de décembre 2025. Elle a également marqué, de manière officielle et symbolique, l’entrée en vigueur de la norme professionnelle du CACMES (Conseil Africain du Coaching, du Mentorat et de la Supervision) à l’échelle continentale, ouvrant ainsi une nouvelle étape dans la structuration et la reconnaissance du coaching en Afrique.
Selon les organisateurs, la proclamation solennelle et la remise des actes constituent une étape déterminante dans l’institutionnalisation des résolutions issues des JSIC 2025.

Retour sur les moments forts des JSIC 2025
Organisées du 3 au 5 décembre 2025 à Lomé, les JSIC 2025 ont marqué un tournant décisif pour les métiers de l’accompagnement en Afrique. Bien au-delà d’un simple cadre d’échanges professionnels, ces journées ont posé les bases d’un véritable dispositif de régulation souverain du coaching sur le continent, avec l’ambition de structurer, encadrer et professionnaliser durablement le secteur.
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Le moment fort de ces assises a été l’adoption à l’unanimité de la « Déclaration de Lomé 2025 ». Ce texte fondateur constitue désormais la référence politique et stratégique pour l’organisation du coaching en Afrique. À travers cette déclaration, les acteurs du secteur ont affirmé leur volonté commune de faire sortir le coaching de l’informel et de l’amateurisme. L’objectif est de l’inscrire dans une double exigence : la rigueur scientifique et le respect strict de l’éthique professionnelle. Les acteurs estiment que le coaching, en tant qu’outil de transformation individuelle et organisationnelle, ne peut plus évoluer sans cadre normatif clair.
Par ailleurs, les JSIC 2025 ne se sont pas limitées à des déclarations d’intention. Elles ont abouti à l’adoption de trois instruments structurants appelés à faire autorité sur l’ensemble du continent.




D’abord, le Référentiel panafricain de compétences, le tout premier standard professionnel conçu par et pour l’Afrique. Ce document harmonise les niveaux d’excellence attendus des coachs et définit clairement les compétences requises à chaque palier d’exercice. Il pose ainsi les bases d’une reconnaissance commune des qualifications à l’échelle continentale.
Ensuite, la charte de régulation du CACMES, un dispositif encadrant l’exercice du métier, la déontologie et les mécanismes de certification. Il constitue un garde-fou contre les dérives et offre aux usagers des garanties en matière de qualité et de responsabilité professionnelle.
Enfin, l’ancrage académique du coaching a été formellement affirmé. La discipline bénéficie désormais d’un appui institutionnel à travers des partenariats universitaires, ouvrant la voie à la recherche scientifique, à la production de connaissances et à la formation structurée des praticiens.

En outre, dans la continuité de ces avancées, le Comité d’organisation a annoncé le lancement immédiat d’un plaidoyer auprès des instances gouvernementales et régionales, notamment l’UEMOA, la CEDEAO et l’Union africaine, pour la création d’un Ordre Professionnel des Coachs. L’objectif est de protéger les usagers, de valoriser le titre de coach et de garantir que cet outil de performance serve réellement le développement économique de l’Afrique.
Ainsi donc, à travers la proclamation solennelle et la remise des actes organisées le jeudi 12 février, il s’agit de donner un cadre formel et durable aux recommandations adoptées, afin d’en assurer l’appropriation par les instances académiques et institutionnelles concernées.
La cérémonie a donc réuni un parterre d’acteurs du monde universitaire et institutionnel, notamment des représentants des Universités de Lomé et de Kara, des ministères en charge de l’Enseignement supérieur ainsi que des Enseignements primaire, secondaire et technique, des autorités académiques, des établissements d’enseignement supérieur publics et privés, sans oublier l’Agence togolaise de normalisation.

« Il s’agit de leur remettre officiellement, en main propre, les résolutions adoptées, afin de recueillir leur validation formelle, à travers l’apposition de leur cachet, ainsi que leur engagement clair à accompagner le processus de structuration et de normalisation du coaching », indique Adamas Koudou, membre du comité d’organisation des JSIC 2025 et Directeur exécutif de l’ONG PPDC Africa, initiatrice des JSIC
Pour Dr Manamèdènou DAO DAO, Président du comité d’organisation des JSIC 2025, cette cérémonie témoigne de l’importance accordée au coaching sur le continent africain et constitue une étape décisive dans l’évolution de la dynamique collective visant la professionnalisation du métier de coach.

« Cette édition ne doit pas seulement être un moment de rencontre et d’échange, mais aussi un véritable tournant stratégique pour l’ancrage scientifique et professionnelle de coaching sur notre continent », a-t-il indiqué. Et d’ajouter « qu’en 2026, nous devrons franchir un cap : celui du coaching en tant que discipline d’accompagnement et métier de transformation individuelle et organisationnelle ».
Pour ce faire, précise Dr DAO DAO, le coaching ne peut plus se limiter à une pratique intuitive. Elle doit s’appuyer sur des fondements scientifiques solides, sur la recherche académique, sur une évaluation rigoureuse des pratiques et sur des normes professionnelles clairement définies.

Pour sa part, le président de l’Université de Lomé, le Professeur Kossivi Hounaké, représenté à la cérémonie par Prof. Kokou Folly HETCHELI, Doyen de la Faculté des Sciences de l’Homme et de la Société (FSHS) , a indiqué que la cérémonie de proclamation solennelle constitue un tournant historique. D’après ce dernier, la présentation officielle du Livre blanc du coaching en Afrique vient consacrer l’ambition collective de structurer et de professionnaliser le secteur.
« Ce document traduit la maturité d’un champ en pleine structuration et affirme que le coaching africain repose désormais sur des fondements scientifiques solides, inscrits dans une démarche d’excellence et orientés vers le développement durable du continent », a fait savoir le président de l’UL avant de lancer un appel solennel à l’engagement collectif.
« Les textes sont adoptées, les institutions proclamées, les orientations définies. Il nous appartient désormais de traduire ces résolutions en actions concrètes, mesurables et durables ».

La proclamation solennelle et la remise officielle des actes des JSIC 2025 ouvrent désormais la voie à la prochaine édition, les JSIC 2026, placées sous le thème central : « Héritage et universalité : théoriser les pratiques millénaires africaines pour réinventer le coaching global ». Elle est prévue à Ouagadougou, au Burkina Faso.


