Togo : Le CACIT forme journalistes et défenseurs des droits humains à un usage responsable du numérique

Amen Tewou
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(Société Civile Médias) – À l’ère du numérique, protéger les droits humains ne se limite plus au terrain : cela passe aussi par la maîtrise des outils digitaux et la lutte contre la désinformation. Conscient de ces nouveaux défis, le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) a réuni, les 23 et 24 juin 2026 à Lomé, des défenseurs des droits humains, journalistes, blogueurs, activistes et acteurs de la société civile autour d’un café juridique consacré aux mécanismes de protection, à la vérification de l’information et à l’utilisation responsable des outils numériques et de l’intelligence artificielle.

Pendant deux jours, les participants ont pris part à des échanges et réflexions consacrés aux nombreux défis rencontrés dans l’exercice de leurs activités. Les discussions ont notamment abordé les questions de sécurité physique et numérique, la lutte contre les fausses informations et les bonnes pratiques liées aux nouvelles technologies.          

                                                                                                                                                                      
Pour Samuel Koffi Misre, coordonnateur du programme Recherche et Documentation du CACIT, cette rencontre répond à des préoccupations bien réelles.        

« Le CACIT est parti du constat selon lequel les journalistes, les défenseurs, les blogueurs et activistes, qui participent aujourd’hui largement à la promotion des droits humains, à la gouvernance démocratique et à la protection des droits, sont souvent confrontés à des poursuites, qu’elles soient judiciaires ou physiques. Nous avons constaté que, dans la plupart des cas, ces difficultés sont liées au contenu des informations qu’ils diffusent. C’est pourquoi nous avons jugé nécessaire de les entretenir sur ces différentes thématiques », a-t-il expliqué.         

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Les travaux ont été animés par plusieurs spécialistes venus partager leurs expertises et expériences. Les différentes communications ont permis aux participants de mieux appréhender les dispositifs juridiques nationaux, régionaux et internationaux encadrant la protection des défenseurs des droits humains et des professionnels des médias.                                                                                                                                                 
Les bénéficiaires ont également approfondi leurs connaissances sur les mesures de sécurité à adopter dans un environnement numérique en constante mutation. Ils ont été sensibilisés aux dangers liés à la mésinformation, à la désinformation et à la propagation de contenus trompeurs, tout en découvrant les réponses juridiques existantes face à ces phénomènes.         

Samuel Koffi Misre, coordonnateur du programme Recherche et Documentation du CACIT.

Des séances pratiques consacrées au fact-checking leur ont aussi permis de se familiariser avec plusieurs techniques et outils de vérification, indispensables pour garantir la fiabilité des contenus diffusés auprès du public.

Les échanges ont également permis de mettre en lumière le rôle de plus en plus déterminant des activistes numériques, blogueurs et créateurs de contenus dans la promotion des droits et libertés fondamentaux, le renforcement de la participation citoyenne et la consolidation de la bonne gouvernance.