Togo : quatre axes pour décrypter les mutations alimentaires en Afrique de l’Ouest

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(Société Civile Médias) – Les débats du colloque sous-régional sur la « Transition alimentaire, mutations des modes de consommation et enjeux nutritionnels en Afrique de l’Ouest » qui a débuté ce vendredi 14 août à Lomé s’articuleront autour de quatre grands axes. Des réflexions qui permettront d’interroger les profondes transformations des habitudes alimentaires dans la sous-région, mais aussi leurs effets sur la santé, les systèmes de production et les politiques publiques.

Le premier axe portera sur les dynamiques de la transition alimentaire en Afrique de l’Ouest. Les échanges chercheront notamment à comprendre comment l’urbanisation, la mobilité et l’évolution des modes de vie redessinent les régimes alimentaires et les comportements de consommation. La progression des produits transformés et ultra-transformés, les nouvelles pratiques de consommation hors domicile, ainsi que l’influence des médias et du marketing sur les choix des consommateurs seront notamment examinées.

Ces mutations posent naturellement la question de leurs conséquences sur la santé des populations. C’est tout l’enjeu du deuxième axe consacré aux enjeux nutritionnels et sanitaires des mutations alimentaires. Les participants se pencheront sur la double charge de la malnutrition, qui associe sous-nutrition, carences micronutritionnelles, surpoids et obésité. La progression des maladies non transmissibles liées à l’alimentation et les vulnérabilités particulières de certains groupes, notamment les enfants, les jeunes et les femmes, feront également partie des préoccupations.

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Mais la transition alimentaire ne peut être dissociée des conditions dans lesquelles les aliments sont produits et distribués. Le troisième axe s’intéressera ainsi aux systèmes alimentaires, à la production locale et à la durabilité. Il sera question de la valorisation des produits locaux, de l’agroécologie, des circuits courts et de la biodiversité alimentaire. Les effets du changement climatique sur les systèmes alimentaires et la nécessité de renforcer leur résilience seront également au centre des discussions.

Enfin, les débats aborderont la question des politiques publiques et de la gouvernance alimentaire. L’objectif sera notamment d’examiner les dispositifs capables d’accompagner les changements alimentaires dans une perspective de santé publique, de justice sociale et de souveraineté alimentaire. Régulation des industries agroalimentaires, fiscalité nutritionnelle, éducation alimentaire, sensibilisation et gouvernance des systèmes alimentaires aux niveaux local, national et régional seront ainsi mis en discussion.