(Société Civile Médias) – Le développement durable des communautés se construit d’abord avec les populations elles-mêmes, en leur donnant les moyens de définir leurs priorités et d’évaluer les changements qui les concernent. C’est dans cette perspective que Lomé accueille, du 19 au 22 octobre 2026, une formation internationale de formateurs sur l’outil de Développement piloté par les communautés (DPC/CLD). Organisée par le réseau DPC/MCLD Togo, le Secrétariat mondial du MCLD et CLD Bénin, cette rencontre réunit des acteurs de dix pays d’Afrique et d’Asie autour d’un objectif : renforcer leur capacité à utiliser cet outil et à former d’autres acteurs dans leurs pays respectifs.

Le développement piloté par les communautés repose sur un principe : les populations doivent être au cœur des initiatives qui les concernent, depuis l’identification de leurs besoins jusqu’à l’évaluation des résultats. Pour apprécier leur niveau d’implication dans les interventions de développement, le Mouvement pour le Développement Piloté par les Communautés (MCLD) a élaboré un outil spécifique, destiné à mesurer le degré d’appropriation communautaire. La formation organisée à Lomé vise à permettre aux acteurs du réseau de maîtriser cet instrument, de l’appliquer sur le terrain et d’en interpréter les résultats afin de mieux accompagner les communautés dans leur propre processus de développement.
« Cette formation répond à un besoin de renforcer les capacités des acteurs qui accompagnent les communautés dans leur processus de développement. Il ne suffit pas de mettre en œuvre des projets au profit des populations ; il est aussi important de s’assurer qu’elles participent réellement à l’identification de leurs besoins, à la prise de décision et à l’évaluation des résultats. En organisant cette formation internationale au Togo, nous voulons permettre aux participants de maîtriser l’outil DPC/CLD, de l’appliquer sur le terrain et de transmettre ces compétences à d’autres acteurs dans leurs pays respectifs », explique Essi Mansan Séna CHAKPLA, coordinatrice nationale DPC/MCLD Togo.

Une formation axée sur la pratique et le partage d’expériences
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Au-delà de la maîtrise des principes du Développement piloté par les communautés, la formation entend doter les participants de compétences pratiques pour utiliser l’outil CLD dans leurs pays respectifs. Les travaux portent notamment sur ses caractéristiques, son mode d’utilisation et l’interprétation des résultats obtenus. Les participants sont également amenés à se préparer à animer, à leur tour, des sessions de formation sur les différentes dimensions de cet outil.
Cette approche participative prévoit des travaux de groupe, des simulations et une mise en situation réelle. Le mercredi 21 octobre, les participants se rendront ainsi dans une communauté d’accueil à Kovié pour expérimenter l’utilisation de l’outil sur le terrain, avant de procéder à un débriefing collectif. Cette étape doit leur permettre de confronter les connaissances acquises aux réalités communautaires et de mieux maîtriser la démarche d’évaluation.



La formation accorde également une place au partage d’expériences entre les représentants des différentes Associations nationales du MCLD. Les échanges doivent favoriser la circulation des pratiques et renforcer la collaboration entre les acteurs engagés dans la promotion du développement piloté par les communautés.
Un pool de 21 formateurs pour diffuser l’approche dans dix pays
Au terme des quatre jours de formation, 21 formateurs issus de dix pays d’Afrique et d’Asie devraient disposer des compétences nécessaires pour utiliser l’outil DPC/CLD et former d’autres acteurs à son utilisation. La constitution de ce pool de formateurs constitue l’un des principaux résultats attendus de cette rencontre internationale, dont l’ambition est de favoriser la diffusion de l’approche dans les pays participants.

La formation prévoit également l’élaboration d’un plan de réplication afin de permettre aux Associations nationales du MCLD de prolonger les acquis de cette rencontre au-delà de Lomé. À travers ce dispositif, le réseau entend renforcer les capacités des acteurs de la société civile à apprécier la place accordée aux communautés dans les initiatives de développement et à promouvoir une participation plus effective des populations aux décisions qui les concernent.

