Togo / Ladies Movement 3 : la protection des filles et leur maintien à l’école au cœur des échanges

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(Société Civile Médias) – Plus de 300 jeunes ont participé, le 31 octobre 2026 à Lomé, à la troisième édition de Ladies Movement, organisée par l’association IYAWO. En présence de l’ancienne Première ministre Victoire Tomégah-Dogbé, Guest Speaker de l’événement, des représentants des institutions, des professionnels et des acteurs de la société civile ont échangé sur les obstacles à la scolarisation des filles et les mesures nécessaires pour renforcer leur protection contre les violences en milieu scolaire.

Tenue au Golden Plaza, à Tokoin, dans le prolongement de la Journée internationale de la jeune fille, cette édition était placée sous le thème « Maintenir les filles à l’école et lutter contre les violences basées sur le genre en milieu scolaire ». La cérémonie d’ouverture, marquée par la participation de représentants institutionnels et de partenaires, a été officiellement lancée par le ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.

Au cœur des échanges, l’accès à l’éducation des filles. Pour IYAWO, cet accès ne suffit pas si les filles ne bénéficient pas d’un environnement sûr et favorable à la poursuite de leur scolarité. Violences, harcèlement, grossesses précoces, difficultés économiques et pesanteurs socioculturelles constituent autant de facteurs susceptibles de compromettre leur parcours.

Sylvio COMBEY COMBETEY, représentant de l’UNICEF Togo

Le représentant de l’UNICEF Togo, Sylvio COMBEY COMBETEY, a notamment rappelé le droit des filles à apprendre dans un environnement protecteur, à être respectées et à pouvoir signaler les abus.

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La participation de Victoire Tomégah-Dogbé a également donné une dimension particulière à cette rencontre. En partageant son parcours avec les jeunes, l’ancienne Première ministre a contribué à nourrir les réflexions sur le leadership féminin et l’importance des modèles de référence pour encourager les nouvelles générations à ambitionner des postes de responsabilité.

Victoire Tomégah-Dogbé, ancienne Premier ministre du Togo

Cinq panels ont rythmé la journée. Ils ont abordé la confiance en soi et le leadership, la santé et les droits des filles, le rôle des industries culturelles dans la promotion de l’égalité, l’entrepreneuriat et l’éducation financière, ainsi que la responsabilité des familles et des communautés dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Les intervenants, issus notamment du droit, de la santé, des médias, de la culture et de la société civile, ont souligné la nécessité d’une réponse concertée pour prévenir les violences et renforcer l’autonomie des jeunes filles.

Ici, l’étape des panels

À cette occasion, la présidente d’IYAWO, Elisabeth APAMPA, a évoqué les 2 284 cas de grossesses précoces en milieu scolaire enregistrés en 2024-2025, ainsi que les préoccupations liées à la consommation de drogues dans la préfecture de Kloto. Elle a ainsi rappelé l’urgence de renforcer la prévention, l’information et l’accompagnement des jeunes.

La rencontre a également permis de présenter les programmes de formation de l’association, notamment EA IYAWO AKADEMIA LEADERS et LES HOMMES DE VALEUR, qui visent à développer le leadership, la confiance en soi et l’engagement personnel.

À travers cette troisième édition, IYAWO, fondée en 2018, entend faire de Ladies Movement un cadre durable de sensibilisation, de formation et de plaidoyer. Pour Elisabeth APAMPA, l’enjeu dépasse la tenue d’un rendez-vous annuel : il s’agit de mobiliser les institutions, les familles et les communautés afin que chaque fille puisse poursuivre ses études, grandir en sécurité et prendre pleinement sa place dans la société.