(Société Civile Médias) – Les mots peuvent apaiser les tensions comme ils peuvent les attiser. Au Togo, les médias sont appelés à mesurer pleinement leur responsabilité dans la promotion de la tolérance religieuse et la préservation de la paix. C’est tout l’enjeu de l’atelier organisé lundi 21 septembre à Lomé par le ministère de la Justice et des Droits humains (MJDH), à travers la Direction de la prévention des conflits.
Réunis autour de la lutte contre la discrimination et l’intolérance fondées sur les croyances religieuses, les professionnels des médias ont été sensibilisés à leur rôle dans la protection de la liberté de religion ou de croyance et dans la prévention des tensions liées aux convictions religieuses.
La rencontre intervient dans le cadre de la Journée internationale de la paix, célébrée cette année sous le thème « Investir dans la paix : pour tous, partout, chaque jour ». Elle a notamment permis d’aborder le droit à la liberté de conscience et de religion, le cadre légal de l’exercice des cultes au Togo ainsi que les bonnes pratiques journalistiques face aux questions religieuses.
Représentant le Garde des sceaux, ministre de la Justice, Talim Anatère a rappelé que la paix ne saurait être considérée comme un acquis définitif. Elle constitue, selon lui, « un chantier permanent, une ambition collective et une responsabilité partagée ».
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Le responsable a également mis en avant les garanties juridiques accordées aux citoyens. Il a notamment cité la Déclaration solennelle des droits et devoirs fondamentaux annexée à la Constitution de la Ve République. Son article 3 interdit toute forme de discrimination, tandis que l’article 4 consacre la liberté de croyance, de conscience et de culte, dans le respect de l’ordre public.
Dans ce dispositif de prévention, les médias occupent une place particulière. Par leurs reportages, émissions et publications numériques, ils participent à la construction des perceptions et peuvent contribuer soit à rapprocher les communautés, soit à renforcer les préjugés. D’où l’appel lancé aux journalistes à privilégier la vérification des faits, l’équilibre et la rigueur, tout en évitant les discours susceptibles d’alimenter l’intolérance ou la haine.
