(Société Civile Médias) – Après une première phase de 12 mois ayant bénéficié à 16 associations féministes togolaises, le projet Féminisme, Actions et Mobilisation pour une Économie inclusive (FAME) entre dans une nouvelle étape. À l’issue d’un deuxième appel à manifestation d’intérêt lancé en avril 2026, 18 organisations ont été retenues, dont 10 anciennes bénéficiaires et 8 nouvelles. Un atelier de lancement de cette deuxième phase, couplé à une formation des organisations retenues en gestion de projet, suivi-évaluation et gestion administrative, a marqué le démarrage de la mise en œuvre des nouvelles activités.
Porté par l’Agence française de développement (AFD) et le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, le projet « Féminismes : Actions et Mobilisation pour une Économie inclusive » (FAME) est mis en œuvre au Togo par l’ONG GERES. Il vise à renforcer les capacités d’action des organisations de la société civile féministes afin de favoriser l’autonomisation économique et la participation à la vie économique des femmes et des personnes marginalisées, tout en promouvant une transition économique écologique et inclusive.

Pour atteindre ces objectifs, le projet s’appuie sur trois mécanismes de financement : le développement et le renforcement d’activités économiques, le renforcement des capacités et la croissance organisationnelle, ainsi que le soutien aux actions collectives en faveur d’une transition économique et écologique.
18 organisations bénéficiaires pour cette deuxième phase
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Après une première phase qui a accompagné 16 organisations, le FAME élargit son intervention au Togo avec la sélection de 18 OSC pour cette deuxième étape, dont 10 anciennes bénéficiaires et 8 nouvelles organisations. Celles-ci interviennent dans des domaines variés, notamment l’agroécologie, l’agroalimentaire, le recyclage, la protection de l’environnement et la lutte contre les violences faites aux femmes.

« Au cours de cette deuxième phase du projet FAME, 18 organisations de la société civile ont été identifiées et sélectionnées au Togo. Lors de la première phase, elles étaient au nombre de 16. Nous enregistrons donc une progression du nombre d’organisations bénéficiaires », explique Edi Afi KPOGAN-AMOUZOU, consultante au Togo pour le projet.
Un atelier pour préparer la mise en œuvre des projets
Organisé les 15 et 16 octobre 2026 à Lomé, l’atelier de lancement a permis de présenter les objectifs de cette nouvelle phase, de clarifier les rôles et responsabilités des organisations bénéficiaires et de favoriser les échanges entre elles.
« Cet atelier de lancement vise, tout d’abord, à informer les autorités étatiques de l’existence du projet FAME et de la continuité de ses interventions au Togo. Il permet également aux organisations bénéficiaires de se rencontrer et de faire connaissance », indique Edi Afi KPOGAN-AMOUZOU.
La rencontre a également été consacrée au renforcement de leurs capacités en gestion de projet, à travers deux volets complémentaires : le suivi-évaluation et la gestion administrative et financière.



Le volet suivi-évaluation porte notamment sur les outils permettant aux OSC de suivre l’exécution de leurs projets, de définir des indicateurs et d’apprécier les progrès réalisés.
En parallèle, une session de formation en gestion administrative et financière a été animée par Hugues EKPINDA, responsable administratif et financier régional du GERES pour l’Afrique de l’Ouest. Elle a réuni les comptables et les gestionnaires de projets des organisations partenaires autour des procédures nécessaires à une gestion rigoureuse des ressources.
Les participants ont abordé plusieurs aspects, notamment la gestion des ressources humaines, le contrôle interne, la conformité des pièces justificatives et la tenue de la comptabilité. Des exercices pratiques ont également porté sur l’utilisation des outils de gestion, la formulation des demandes de fonds, le suivi budgétaire, les rapports financiers trimestriels et le suivi du temps de travail.

« Une gestion administrative et financière solide ne constitue pas une contrainte bureaucratique, mais le socle même de la crédibilité et de la pérennité d’une organisation », a souligné Hugues EKPINDA.
À travers cet accompagnement, le projet FAME entend permettre aux OSC de mieux planifier leurs interventions, de suivre leurs résultats et de justifier l’utilisation des ressources mobilisées. L’enjeu est de garantir une mise en œuvre rigoureuse des projets financés et de renforcer les capacités organisationnelles des bénéficiaires.
Déjà bénéficiaire de la première phase du projet FAME, l’association Femmes Actives pour le Développement et l’Autonomisation (FeADA) fait partie des organisations retenues pour cette deuxième phase. Selon sa présidente, Akoura KAMA-DJONNA, ce nouvel accompagnement permettra de poursuivre les actions engagées auprès des femmes et des filles-mères vulnérables du groupement « Mawu Passi », à Amadenta, dans la commune d’Agoè-Nyivé 2.

« Lors de la première phase, notre association a notamment mis en œuvre un projet axé sur l’alphabétisation fonctionnelle, la formation professionnelle et le renforcement des capacités économiques et sociales de ces bénéficiaires. Cette deuxième phase va nous permettre de poursuivre les actions déjà menées auprès des femmes et de travailler à leur pérennisation. Il ne s’agit pas seulement de mener des activités, mais aussi de faire en sorte que les acquis se maintiennent dans le temps et que les femmes puissent continuer à en bénéficier durablement », explique la responsable de l’association FeADA.
À la différence de FeADA, qui bénéficie d’une nouvelle phase d’accompagnement, l’ONG APRODIFE intègre le projet FAME pour la première fois. Pour sa directrice exécutive, Amida TCHAMDJA, cette sélection représente une opportunité de consolider les capacités de l’organisation tout en renforçant ses interventions auprès des femmes victimes de violences basées sur le genre (VBG). Ce sera à travers le projet intitulé « Renforcement institutionnel et organisationnel de l’ONG APRODIFE et empowerment des femmes victimes de VBG dans le canton de Lama » qui permettra à l’organisation d’agir à la fois sur son propre fonctionnement et sur l’autonomisation des femmes.

« Le fait d’être retenue pour cette première participation au projet FAME constitue une opportunité pour notre organisation. Cet accompagnement devrait nous permettre de renforcer notre fonctionnement et de mieux structurer nos interventions auprès des femmes victimes de VBG dans le canton de Lama. Notre ambition est de contribuer à leur autonomisation et de favoriser des changements durables dans leur vie », explique Amida TCHAMDJA.

