(Société civile Médias) – Le continent africain supporte environ un quart de la charge mondiale de morbidité : des centaines de millions de personnes meurent chaque année du paludisme, de la tuberculose, du VIH/SIDA et des maladies tropicales négligées. Seuls 819 sur les 20 825 essais cliniques lancés dans le monde en 2023 (soit 4 %), ont été conduits en Afrique.
Selon le rapport intitulé « Investir dans la R&D en santé : un moteur de croissance économique pour l’Afrique » publié le mardi 19 mai 2026 par la branche africaine du Centre de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), l’Afrique peut gagner 668 milliards $ en optimisant ses investissements dans la recherche et le développement.
Cette étude réalisée dans le cadre du partenariat Union Africaine (UA) – Union Européenne (UE) pour la santé, avec l’appui technique de Global Health Ecosystems indique que l’Afrique peut produire des connaissances scientifiques standardisées nécessaires pour répondre à ses propres défis sanitaires afin de sortir du cycle de l’assistance et faire de ses capacités sanitaires un véritable levier de souveraineté, d’industrialisation et de croissance durable.
Avec une large diversité génétique de ses populations, de ses réalités épidémiologiques ou des contraintes de ses systèmes sanitaires, l’Afrique cessera d’être un consommateur passif de solutions développées ailleurs, souvent en déphasage avec ses besoins.
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Par ailleurs, la majorité des retombées économiques de la R&D en santé sur le continent en matière d’emplois qualifiés, de capacités scientifiques, de croissance industrielle bénéficieront directement aux pays africains.
En effet, le secteur sanitaire africain est désormais un enjeu stratégique qui dépasse le simple accès aux soins et en appelle à un système macroéconomique continentale axé sur un retour sur investissement de la recherche et développement (R&D) dans la santé, calibrée sur des paramètres proprement africains.
