(Société Civile Médias) – L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo (ACAT-Togo) monte au créneau suite aux fortes pluies qui ont provoqué des inondations meurtrières dans plusieurs localités du Togo. Dans une déclaration rendue publique le 1er juillet 2026, l’organisation exprime sa solidarité envers les populations sinistrées et plaide pour une gestion de la crise fondée sur la protection des droits humains, en mettant un accent particulier sur les personnes les plus vulnérables.
L’ACAT-Togo dit suivre avec une vive préoccupation les conséquences des intempéries qui ont frappé plusieurs régions du pays ces derniers jours. Selon l’organisation, ces inondations ont coûté la vie à trois personnes et occasionné d’importants dégâts matériels, laissant des centaines de familles sans logement, sans accès à l’eau potable et privées de ressources essentielles.
Face à cette situation, l’ACAT-Togo exprime sa « solidarité sans réserve aux populations et aux familles affectées » et renouvelle sa compassion aux proches des victimes.

Pour l’organisation, ces événements rappellent une réalité qui mérite une plus grande prise en compte dans les politiques publiques.
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« Les catastrophes naturelles ne se limitent pas à des défis environnementaux ou humanitaires. Elles constituent aussi une menace directe pour les droits fondamentaux », souligne-t-elle, avant d’ajouter que le droit à la vie, à la santé, à un logement digne, à l’eau potable, à l’alimentation et à une assistance d’urgence sont gravement compromis dans de telles circonstances.
L’organisation salue également la mobilisation des services de secours, des autorités compétentes, des collectivités territoriales, des organisations humanitaires et des citoyens. Elle estime toutefois que les opérations de secours doivent aller au-delà de la seule assistance matérielle.
« Toute réponse aux catastrophes doit être guidée par les principes de dignité humaine, d’égalité, de transparence et de non-discrimination », insiste-t-elle, en appelant à une attention particulière en faveur des enfants, des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, des femmes enceintes et des ménages les plus précaires lors des opérations d’évacuation, d’hébergement et de distribution de l’aide.

Par ailleurs, l’ACAT-Togo invite les autorités togolaises à renforcer les dispositifs de prévention, d’alerte précoce et de gestion des risques. Elle juge « essentiel d’intégrer systématiquement les droits humains dans les politiques de réduction des catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques, afin de garantir une protection efficace et durable des populations ».
En outre, l’organisation formule plusieurs recommandations, parmi lesquelles le renforcement des systèmes d’alerte précoce, la garantie d’une assistance humanitaire rapide, équitable et non discriminatoire, l’amélioration des dispositifs d’évacuation et d’hébergement d’urgence, la transparence dans la gestion des aides, le renforcement des infrastructures de drainage et d’assainissement dans les zones à risque, ainsi que la mise en place de mécanismes accessibles de plainte pour les victimes en cas de discrimination ou de mauvaise gestion de l’aide.
« L’ACAT-Togo renouvelle sa profonde compassion aux familles endeuillées et sa solidarité envers toutes les personnes affectées par ces inondations. Elle appelle l’ensemble des autorités publiques, des partenaires humanitaires, des organisations de la société civile et des citoyens à unir leurs efforts afin que chaque personne sinistrée bénéficie d’une protection, d’une assistance et d’un accompagnement respectueux de sa dignité et de ses droits fondamentaux », conclut la déclaration.
